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Pour un milieu de vie sain, aujourd’hui et demain!

Par diverses initiatives, mais aussi par son Plan de développement durable, la Ville de Mont-Royal contribue à l’atteinte des objectifs environnementaux fixés par la collectivité montréalaise et assure la mise en place d’initiatives porteuses pour ses résidents.

Concrètement, le Plan de développement durable de la Ville de Mont-Royal offre un cadre de gestion à l’administration municipale, tout en détaillant ses orientations, ses visées environnementales et les actions à poser pour les rencontrer.

Consulter le Plan local de développement durable 2021-2025

Bilan de la gestion des matières résiduelles 2023

Retour sur le Plan local de développement durable 2021-2025

En 2021, la Ville de Mont-Royal a adopté un Plan local de développement durable. C’était une 4e édition et elle était ambitieuse. Parmi les orientations phares, notons la mobilité active et durable, la gouvernance durable de la Ville à travers les divisions de l’approvisionnement, de l’urbanisme et du service des loisirs. La Ville voulait prêcher par l’exemple.

Après 5 ans, voici le nouveau portrait de la Ville, de sa mobilité et de ses émissions de gaz à effet de serre (GES), suivi d’un bilan du plan de 2021-2025.

Population

La population de VMR a augmenté de 4 % entre 2018 et 2023 avec une distribution similaire en termes de sexe et groupe d’âge, soit 53 % d’hommes et 47 % de femmes. Le groupe prédominant est le groupe des 45 à 64 ans.

  • Les petits ménages de 2 personnes ou moins composent 58 % des ménages de la Ville.
  • Les retraités forment 19 % de la population.

Enquête mobilité

Les résultats de la dernière enquête Perspective mobilité de l’Autorité régionale des transports métropolitain (ARTM) de 2023 sont sortis. C’est une opportunité très intéressante pour la Ville de pouvoir préparer sa prochaine mouture de planification durable en tenant compte des dernières données sur les habitudes de transport de ses résidents(entes).

Notons que l’enquête a eu lieu après l’interruption du train de banlieue pour les travaux du REM. C’est un point important car les données sont souvent présentées en perspective avec les données de 2018, avant l’arrêt du train.

Notons également que l’enquête a été menée suivant la pandémie, alors que le monde du travail a énormément changé avec l’émergence du télétravail.

Avec ces éléments en perspective, voici quelques observations :

  • En 2018, les Monteroises et Monterois se déplaçaient majoritairement vers le sud de l’île
    (arrondissements avoisinants), vers le centre-ville alors qu’en 2023, les destinations principales sont vers le nord-ouest de l’île.
  • Le plus grand générateur de déplacement de VMR est le centre Rockland.
  • Le nombre de personnes effectuant au moins 1 déplacement dans une journée a diminué d’environ 10 % avec une plus grande diminution chez les travailleurs à temps plein, avec 16 % de baisse.
  • Entre 2018 et 2023, le transport en commun a perdu en part modale au profit des modes actifs. La voiture domine avec 50 % des déplacements et 62 % des km parcourus.

Les bonnes nouvelles pour l’environnement :

  • Le nombre de voitures par ménage est passé de 1,61 en 2018 à 1,39 en 2023. Ces chiffres comprennent également une augmentation de 3 % du nombre de ménages sans voiture et une diminution de 10 % du nombre de ménages possédant plus d’une voiture.
  • Le pourcentage de déplacements de moins de 1 km est passé de 12 % à 16 % de l’ensemble des déplacements des Monteroises et Monterois. 
  • Les déplacements à l’intérieur du territoire ont vu la part modale du vélo augmenter de 5 % et la part de la voiture diminuer de 9 %.

Les trois dernières statistiques sont significatives. Oui, le télétravail permet de diminuer le nombre de déplacements et l’utilité d’une deuxième voiture. Mais d’un point de vue aménagement du territoire, le fait de savoir que 16 % des déplacements sont de moins de 1 km permet d’espérer un transfert modal de 100 % vers des modes plus légers que l’automobile.

La dernière statistique abonde dans le sens des aménagements pour les modes de transports actifs. Plus les aménagements sont de qualité, plus les gens seront tentés d’essayer ces modes efficaces pour les déplacements courts.

Inventaire de GES

Notre bilan GES provient d’une analyse effectuée par l’Agglomération de Montréal, qui a comptabilisé toutes les factures d’énergie des villes et arrondissements du territoire, et en utilisant les inventaires existants à Ressources naturelles Canada, Environnement et Changement climatique Canada, Statistique Canada, la SAAQ, la Régie de l’énergie et des données de matières résiduelles pour l’Agglomération de Montréal. Les données ont été présentées dans le format du Carbon Disclosure Project, exigé par le C40-Cities Climate Leadership Group, dont Montréal fait partie.

Rappelons que l’objectif de réduction des GES était de 30 % par rapport aux niveaux de 1990 en 2020 et est de 55 % pour 2030. Cet objectif a permis de calculer un budget carbone que Montréal peut dépenser entre 2018 et 2050 dans le respect de l’Accord de Paris. Ce budget est de 184 714 kilotonnes d'équivalent dioxyde de carbone (kt éq. CO2).

Le portrait de la production de GES se résume ainsi :

  • Les principales sources de GES sont le chauffage avec combustibles fossiles (mazout et gaz) et le transport.
  • Seules les sources provenant du transport et des procédés industriels et utilisation de produit (PIUP) ont connu une augmentation d’émission de GES entre 1990 et aujourd’hui, avec respectivement une hausse de 8 % et de 54 %. En termes absolus, le transport a le plus gros impact, avec une augmentation de 407 kT contre 286 kT pour les PIUP.
  • Dans le secteur des transports, c’est le transport aérien qui est le principal contributeur à la hausse des émissions, suivi du transport maritime dans une moindre mesure.

Avec ces hausses, Montréal a consommé le tiers de son budget carbone entre 2018 et 2023. Des efforts monumentaux resteront à faire pour respecter le plan.

Pour Mont-Royal, voici les faits saillants :

  • La consommation de gaz/ménage pour le chauffage est plus élevée que la moyenne montréalaise, probablement explicable par la taille des habitations et la présence encore importante d’appareils au gaz naturel.
  • La consommation de gaz des commerces et institutions est plutôt faible.
  • La zone industrielle de VMR a une intensité d’émission de GES très élevée. Il faudrait analyser la source de ces émissions, mais elles sont possiblement en lien avec des procédés industriels nécessitant du chauffage au gaz.
  • Pour un secteur situé au centre de l’île, l’indice d’utilisation de la voiture à Mont-Royal est élevé, possiblement en lien avec le retrait du principal mode de transport en commun depuis 2020.

Bilan du Plan local de développement durable 2021-2025

Le plan actuel comporte 73 sous-objectifs répartis sous 17 objectifs et 6 orientations.

Les six orientations sont les suivantes :

  • Améliorer la qualité de l’air et réduire les gaz à effet de serre;
  • Améliorer la protection de la biodiversité, des milieux naturels et des espaces verts;
  • Pratiquer une gestion responsable des ressources;
  • Adopter de bonnes pratiques de développement durable dans les industries, commerces et institutions (ICI);
  • Améliorer les moyens de communication avec les résidents(entes);
  • Assurer l’accès à des quartiers durables à l’échelle humaine et en santé.

De ces 73 sous-objectifs, 18 sous-objectifs ont été atteints et 24 sont en cours de réalisation.

Parmi les objectifs phares qui ont été bien amorcés ou réalisés, notons :

  • L’objectif 1.1 - Favoriser la mobilité active et durable
    • Nous n’avons pas réalisé les sous-objectifs du plan, mais tous les travaux de réfection complète de rues réalisés au cours des deux dernières années et ceux qui sont en planification mettent les piétons et les cyclistes au cœur de la conception. Cela ne peut que favoriser la mobilité active et durable.
  • L’objectif 1.2 - Encourager l’électrification des véhicules municipaux et optimiser l’usage de la flotte actuelle
    • Les nouvelles acquisitions de véhicules, lorsque le marché et les processus d’appel d’offres le permettent, sont électriques ou, du moins, hybrides.
    • Six bornes pour la recharge de véhicules électriques ont été ajoutées dans les stationnements municipaux.
  • L’objectif 1.3 – Réduire l’impact environnemental des bâtiments municipaux
    • La Ville a débuté la construction de deux nouveaux bâtiments qui remplaceront trois vieux bâtiments, soit la caserne abritant la Sécurité publique et l’urbanisme, le bâtiment du génie ainsi que le centre des loisirs. Les nouveaux bâtiments seront plus efficaces et diminueront la consommation de combustibles fossiles.
    • La Ville planche sur un projet de boucle d’énergie qui permettra d’optimiser le chauffage et la climatisation des bâtiments municipaux du parc Danyluk et réduire la consommation énergétique des bâtiments.
  • L’objectif 2.1 – Protéger et enrichir la forêt urbaine et la biodiversité
    • La Ville s’est associée à GRAME qui offre la plantation d’arbre clé en main aux résidents(entes) de VMR, ainsi qu’à la campagne d’Un arbre pour mon quartier qui leur permet de se procurer une très grande variété d’arbres à prix réduits.
    • Nos arboriculteurs font des vérifications de la protection des arbres sur les chantiers privés.
    • Nous avons une politique de l’arbre qui promeut et protège notre canopée.
  • Objectif 2.2 – Réduire la chaleur urbaine
    • Des toits blancs et verts ont été intégrés dans les derniers projets de bâtiment de la Ville.
    • La réglementation sur la construction privée a été revue pour obliger les toits blancs pour les industriels et bientôt pour les toits plats et de faible pente pour le résidentiel.
    • Dans les projets de bâtiment municipaux, la réflexion est en cours sur l’aménagement des stationnements et pourra intégrer des concepts écologiques ou la diminution du nombre de places.
  • Objectif 3.2 - Optimiser les diverses collectes
    • Une refonte du règlement sur la collecte des matières résiduelles a permis de mettre à jour nos pratiques et de rendre obligatoire le tri des toutes les matières pour tout le résidentiel.
    • L’élargissement de la collecte des matières organiques est en cours dans les immeubles à logements multiples.
    • Il y a eu une diminution de 10 % des tonnages de matières résiduelles entre 2020 et 2023, mais seulement de 4,6 % entre 2020 et 2024, probablement en raison des inondations. D’ailleurs, le taux de détournement (pourcentage des matières résiduelles qui ne finissent pas à l’enfouissement) est passé de 61 % en 2023 à seulement 51 % en 2024. L’objectif de l’Agglomération pour 2025 est de 70 %.
  • Objectif 3.4 - Améliorer la gestion des sols contaminés
    • Les sous-objectifs ont tous été atteints.
  • Objectif 6.3 - Unifier la population
    • Le sous-objectif était en lien avec le comité Municipalité amie des aînés (MADA), et à cet effet, sans être réalisés sous l’égide MADA, la Ville a mis en place plusieurs initiatives en soutien aux aînés par l’entremise du service des loisirs, dont l’aide à domicile.

Pour conclure ce bilan, le constat est que des améliorations ont été faites, mais qu’il reste encore énormément de travail à accomplir pour respecter les différentes cibles d’émission de GES et autres cibles environnementales. En 2026, la Ville se dotera de son prochain plan de développement durable. Ce sera l’occasion de se reconcerter, de se concentrer sur les missions les plus critiques et de définir des objectifs ambitieux, mais réalistes.


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