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Ces dernières semaines, comme c’est le cas chaque printemps, la forêt urbaine de Mont-Royal revit. Elle retrouve son abondante verdure et regagne toute sa splendeur. Si vous l’avez déjà admirée des airs, sur un vol de retour, vous savez combien elle nous distingue des environs. Mais même vue du sol, elle ne manque pas de susciter l’admiration. Peu importe l’angle sous lequel vous la contemplez, notre forêt urbaine fait notre cachet. C’est entre autres pourquoi nous en prenons si bien soin.

Plus nombreux que la population de Mont-Royal par plus de 10 000 spécimens, dépassant ainsi le cap des 32 000, les arbres qui parsèment notre territoire contribuent pour beaucoup à l’élimination des îlots de chaleur au sein de notre milieu de vie. Ils atténuent la force des vents qui soufflent sur nous, renouvellent notre oxygène et filtrent les particules en suspension dans l’air. Ils agissent contre la pollution sonore, l’érosion des sols et l’éblouissement. Nos arbres fournissent à la fois protection et nourriture aux oiseaux et au reste de notre faune, de même que confort et fierté à nos résidents. Ils constituent un atout indéniable pour notre cité-jardin.

C’est en 2007 que la Ville adoptait sa première politique de l’arbre, pour en renouveler les bases et la relancer de plus belle en 2017. Sous mon administration, les budgets reliés à l’entretien et la plantation de notre forêt urbaine ont été majorés, une décision-phare qui dit bien toute l’estime que nous portons à notre couvert végétal. Il s’agit aussi, bien entendu, d’une initiative qui s’inscrit en toute logique dans la digne lignée des autres gestes que nous posons afin de faire face aux défis des changements climatiques.

Saviez-vous que ces dix dernières années, Mont-Royal a planté pas moins de 3 000 arbres? Ce sont 1 000 de plus que ceux que nous avons abattus, bien à contrecœur, alors que l’agrile du frêne et la fin de vie de toute une génération d’érables norvégiens nous ont inévitablement forcé la main. Gérer les spécimens vieillissants fait partie de la saine gestion d’une forêt urbaine et, d’ailleurs, d’une forêt tout court; il ne s’agit pas de protéger chaque arbre à tout prix, en dépit des dangers, mais bien de remplacer ceux que nous nous voyons obligés de couper.

Et ce n’est surtout pas fini : cette année, l’entretien préventif de notre forêt urbaine verra 150 arbres être abattus. En revanche, en vertu de nos visées ambitieuses en matière de reboisement, ce sont 283 nouveaux spécimens qui seront plantés, en variant toujours davantage les essences. Il y a là de quoi assurer à cette forêt urbaine qui fait notre joie et nous rend si fiers, tel le trésor véritable qu’elle représente, une saine pérennité.

Philippe Roy

Maire

90, avenue Roosevelt

Mont-Royal H3R 1Z5