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La question de l’endettement, des déficits et de la gestion des finances publiques est fréquemment soulevée lors des séances de votre conseil municipal. Et c’est une bonne chose ! Quand nos gouvernements accumulent les déficits et accroissent leur dette, ils ne font rien de moins que limiter la marge de manœuvre financière des générations futures. En revanche, pour une ville, la question de la dette possède ses particularités.

De par la loi, une ville n’a pas le droit de faire de déficit : elle doit présenter, année après année, un budget équilibré. Cela n’empêche pas les finances d’une ville de comprendre un service de la dette, qui découle des dépenses liées aux infrastructures. On parle ici d’entretien et d’autres travaux coûteux au niveau des rues, des réseaux d’aqueduc et d’égout et des édifices municipaux, pour lesquels il est pratiquement inévitable de recourir à l’emprunt. Ces dépenses représentent pourtant une bonne chose, car elles profitent non seulement aux générations actuelles mais également aux générations futures. C’est toute la logique derrière la répartition du fardeau sur 20 ou 25 ans, voire plus encore. Et puis, il faut le dire, à Mont-Royal nous prenons un soin exceptionnel de nos infrastructures.

Alors, qu’en est-il de la dette de Ville de Mont-Royal? Notre dette est rigoureusement contrôlée. Elle gagne aussi d’être mesurée à notre valeur foncière, qui ne cesse d’augmenter.

La dette de Mont-Royal est passée de 23 227 579 $, en 2008, à 25 212 100 $ en 2018, fluctuant légèrement d’une année à l’autre. Évidemment, pendant cette période, nous avons remboursé à la ville de Montréal une dette de 4,3 M$ pour l’eau potable, en plus d’investir dans des projets majeurs : terrains de soccer synthétique, agrandissement de la bibliothèque, reconstruction du viaduc Rockland, etc.

Mise en relation avec la valeur réelle de la Ville, soit une valeur foncière substantielle en perpétuelle croissance, la dette de Mont-Royal persiste cependant à donner un ratio d’endettement fort acceptable, voire modeste en comparaison d’autres territoires de l’agglomération de Montréal.

Sans surprise, les prochaines années verront la dette augmenter, mais toujours de façon contrôlée. Le financement du nouveau complexe sportif et communautaire, à lui seul, requerra nécessairement un recours partiel à l’emprunt. Dernièrement, la Ville a aussi augmenté la cadence dans la réfection de ses infrastructures souterraines et ses routes : en plus d’en assurer la pérennité, il importait de profiter d’un maximum de subventions disponibles à travers divers programmes gouvernementaux, nécessitant des seuils d’investissement minimum.

Fidèles à leur habitude, retenons donc que les finances de Mont-Royal se portent excessivement bien et que la dette, si elle évolue en fonction de son époque et des projets, continue d’être gérée très étroitement. C’est justement grâce à cette gestion stratégique et rigoureuse des finances publiques que nous pouvons envisager d’investir dans de nouveaux projets porteurs, comme le complexe sportif et communautaire, prévu incessamment.

Philippe Roy

Maire

90, avenue Roosevelt

Mont-Royal H3R 1Z5