Cette série de trucs à connaître, bonnes adresses à l’appui, s’accorde aux objectifs du Plan de développement durable de Mont-Royal (2016), à partir duquel la Ville coordonne déjà plusieurs de ses initiatives vertes.

Recycler nos vieux appareils électroniques 

Nous en avons tous à la maison. On les retrouve souvent empilés les uns sur les autres, dans nos espaces de rangement. Désuets ou moins performants, au moment d’être remplacés par l’appareil dernier cri ils ont été mis de côté et vite oubliés.

Ce premier réflexe de ne pas les avoir jetés avec les ordures ménagères était le bon, bravo! Maintenant, on les recycle. Une fois débusqués, rien de plus facile que de recycler nos vieux appareils électroniques de façon sécuritaire : il suffit de les déposer à l’un des nombreux points de dépôts officiels du programme « Recycler mes électroniques », situés tout près de chez nous. 

Les produits électroniques contiennent beaucoup de matières recyclables —comme du verre, du plastique, de l'or, de l'argent, du cuivre et du palladium — qui doivent être récupérées. 

Grâce au programme « Recycler mes électroniques », quelque 15,5 millions d'appareils sont recyclés chaque année au Canada. D'ailleurs, depuis la création du programme en 2009, environ 100 millions d'appareils ont été recyclés. Recycler 1 million d'ordinateurs portables permet d'économiser l'équivalent énergétique de l'électricité utilisée par 3 657 maisons au cours d'une année.

Important : N’oublier pas de sécuriser et d’effacer vos données personnelles afin de protéger votre vie privée avant de recycler vos appareils électroniques. 

Quoi recycler? 

•    Tous les types d’ordinateurs : PC, portable, serveur;
•    Les accessoires informatiques : tous types d’imprimante, cartouches d’encre, scanneurs, télécopieurs, tous types d’écran (cathodique, LCD…), souris, claviers, CD-Rom, disquettes, matériel réseautique, switch, routeur, modem, U.P.S., matériel bureautique, matériel de télécommunication…
•    Les pièces d’ordinateur : disques durs, divers lecteurs, mémoires, processeurs, adaptateurs, bloc d’alimentation, refroidisseurs, cartes mères, cartes PC, divers circuits verts…
•    Tous types de câble (USB, Ethernet, VGA, DVI, HDMI, IDE, alimentation, branchement, imprimante, écran…
•    Tous types de batterie (au plomb, de portable, petites batteries…)
•    Tous types de Matériel électronique (téléviseurs, terminal pour téléviseur, récepteurs satellites, VHS, stéréos, amplificateurs, cellulaires, systèmes de vidéosurveillance par caméra et téléphonique…)

Points de dépôts officiels du programme 
« Recycler mes électroniques », situés à, ou près de Mont-Royal :  
Renaissance – Librairie Beaumont, 1244, av. Beaumont, Mont-Royal, Québec H3P 3E5
Bureau en Gros – Ville de Mont-Royal, 4205, rue Jean-Talon Ouest, Montréal, Québec, H4P 2T6.   514 344-3044
Bureau en Gros – Marché Central, 1041, rue du Marché Central, Montréal, Québec, H4N 1J8      514-383-6323
Best Buy – Marché Central, 8871, boul. de L'Acadie, Montréal, Québec H4N 3K1
Écocentre Côte-des-Neiges, 6925, ch. de la Côte-des-Neiges, 
Montréal, Québec H3S 2B6
Écocentre Saint-Laurent, 3535, rue Sartelon, Montréal, Québec H4R 1E6
Électrobac-Centre Rockland – 2305, Chemin Rockland, Mont-Royal, Québec H3P 3E9
Bac de récupération pour petits électroniques seulement. Le bac est situé à droite de l'escalier mobile menant au carrefour alimentaire sur la colonne. 

De plus, dans certains édifices municipaux de Mont-Royal, il vous est également possible de déposer vos : PILES, CARTOUCHES D’ENCRE ET TÉLÉPHONES CELLULAIRES USAGÉS dans les conteneurs installés aux adresses suivantes :

•    10, avenue Roosevelt (Sécurité publique)
•    180, chemin Clyde (Travaux publics)
•    1050, chemin Dunkirk (aréna municipal)
•    1967, boulevard Graham (Bibliothèque Reginald-J.-P.-Dawson).

Faire plus de place aux protéines d’origine végétale dans son assiette 

La nouvelle version du Guide alimentaire canadien présenté au début de 2019 par la ministre de la Santé recommande de consommer régulièrement des légumes, des fruits, des grains entiers et des aliments protéinés. Or, parmi les aliments protéinés, ceux d’origine végétale devraient être consommés plus souvent. En effet, dans cette nouvelle mouture du Guide, légumineuses, pois chiches, tofu, noix et graines sont recommandées tout comme les protéines animales : viande, poisson, œuf, yogourt…

Toujours selon le Guide, les protéines d’origine végétales pouvant fournir plus de fibres et moins de gras saturés que les autres types d’aliments protéinés seraient bénéfiques pour la santé du cœur. 

Diminuer sa consommation de viande pour sauver la planète? 
En plus d’avoir un impact positif sur sa santé manger moins de viande pourrait également contribuer, selon L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à réduire son empreinte écologique. Cette agence spécialisée des Nations Unies qui mène les efforts internationaux vers l’élimination de la faim, s’intéresse également au phénomène du changement climatique qui aura des effets certains sur la production alimentaire. 

Toujours selon la FAO, les émissions de gaz à effet de serre (GES) découlant de l'activité humaine constituent le principal facteur des changements climatiques observés. Le secteur agricole – qui comprend l’agriculture proprement dite, l’élevage, la foresterie, les pêches et l’aquaculture – en serait également responsable.
L’élevage serait à l’origine de près des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine agricole et de 78 pour cent des émissions agricoles de méthane.
En contrepartie, les modes de production et d’élevage des différents pays de la planète n’étant pas identiques, la BBC News dans son article Plutôt viande ou légumes? L'impact climatique de vos aliments, cite une étude des chercheurs britanniques Joseph Poore et Thomas Nemecek parue en 2018. Dans cette étude, les chercheurs soulignent la grande différence en termes d’impact environnemental que constituent l’origine, les méthodes et ressources utilisées pour produire ces aliments. Ils donnent en exemple les bovins de boucherie élevés sur des terres déboisées qui vont générer 12 fois plus de gaz à effet de serre que les vaches élevées sur des pâturages naturels.

Dans cette même étude Poore et Nemecek concluent de façon générale que la production de lentilles et de noix génère moins d’émissions de gaz à effet de serre que le bœuf et l’agneau par exemple. 

Pour consulter l’étude complète de Poore et Nemecek parue dans la revue Science de juin 2018 :  Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers. 
 

ÉTEINDRE SES LUMIÈRES LE 30 MARS À 20 H 30, C’EST L’HEURE DE LA TERRE! 

Le 30 mars prochain, connectez-vous à la planète et éteignez vos lumières durant « une heure pour la Terre ». À partir de 20h30, heure de l’Est, prenez part à l’édition 2019 de cet événement annuel organisé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), visant à sensibiliser les communautés de partout dans le monde au déclin des espèces. L'heure pour la Terre a débuté comme un événement symbolique à Sydney en 2007 et est devenue depuis, le plus grand mouvement pour l'environnement au monde, inspirant les individus, les communautés, les entreprises et les organisations dans plus de 180 pays répartis sur 6 continents et 24 fuseaux horaires à agir en appui à la lutte aux changements climatiques et au déclin des espèces. Suivez le mouvement, éteignez vos lumières.

À plus long terme…

Bien que le coût de l’électricité soit relativement abordable chez nous et qu’elle soit produite majoritairement à partir de centrales hydroélectriques moins polluantes en CO2que le pétrole ou le charbon, économiser l’énergie et réduire sa facture à la maison c’est poser un geste qui fait la différence pour vous et pour l’environnement.  

Une panoplie de conseils en efficacité énergétique sont maintenant disponibles sur le site d’Hydro Québec. Vous y trouverez facilement des astuces en matière de chauffage, sur les produits électroménagers, sur l’éclairage ou sur le chauffage de l’eau.  

De son côté, la Ville de Mont-Royal encourage différentes initiatives permettant la réduction de la consommation d’énergie. Notamment, en partenariat avec Hydro-Québec, la Ville propose trois trousses de produits économiseurs d’eau et d’eau chaude Ecofitt offertes à prix concurrentiel. Modernisez vos pommeaux de douche pour une économie d’eau et d’énergie substantielle! Chacune des trois trousses contient neuf produits de qualité, dont des aérateurs de robinet, des pastilles de détection de fuites et une pomme de douche à débit réduit.

Trousse 1
Pomme de douche téléphone Earth Massage. Prix : 20 $, taxes incluses.

Trousse 2
Pomme de douche fixe Earth Massage. Prix : 15 $, taxes incluses.

Trousse 3
Pomme de douche fixe SAVA. Prix : 10 $, taxes incluses.

Les trousses sont disponibles au comptoir de l’hôtel de ville, situé au 90, avenue Roosevelt, durant les heures habituelles de bureau. 

Renseignements : 514-734-3021 ou 514-734-3026.

CHAUFFAGE AU BOIS - UTILISER SEULEMENT UN POÊLE OU UN FOYER RECONNU PAR L’EPA (ENVIRONMENTAL PROTECTION AGENCY)

Le plan d’origine et la philosophie qui ont inspiré notre Cité-modèle sont issus en grande partie des mouvements de la banlieue-jardin et cités-jardins de l’Angleterre de la fin du 19e siècle. Le but de ces idéaux urbains visait notamment à trouver des solutions à la crise de santé publique qui sévissait au plus fort de la révolution industrielle. Dans sa vision des cités jardins de l’avenir, Ebenezer Howard militait en faveur de la création de nouveaux types de villes dans lesquelles la nature serait réintégrée en contraste aux villes meurtries par l’industrialisation où la population était asphyxiée par la pollution et les particules fines générées surtout par l’utilisation abondante du charbon. 

Le charbon n’étant pas un combustible utilisé chez nous, se sont plutôt les particules fines émises par le chauffage au bois, lorsqu’elles sont en concentration trop élevé dans l’air, qui ont des effets néfastes sur la santé de la population et plus particulièrement chez les personnes vulnérables. Ainsi, les enfants, les personnes âgées et celles qui souffrent d’asthme, d’emphysème ou de problèmes cardiaques sont les plus sensibles à la pollution atmosphérique. En hiver, ces effets peuvent être exacerbés lorsque les conditions de dispersion des polluants dans l’atmosphère sont mauvaises, ce qui survient plus fréquemment pendant cette saison.

Source

La pollution particulaire : ses conséquences visibles

Parmi les particules émises par le chauffage au bois, celles dont le diamètre aérodynamique est inférieur ou égal à 2,5 micromètres (PM2,5) sont les plus préoccupantes pour la santé. Ces particules en suspension sont si petites que, lorsqu’elles sont inhalées, elles se déposent à la surface des alvéoles pulmonaires et nuisent aux échanges gazeux, affectant ainsi le système respiratoire et cardiovasculaire (ex. : aggravation des symptômes d’asthme par l’irritation et l’inflammation des bronches) Le smog hivernal, auquel contribue le chauffage résidentiel au bois, est principalement constitué de particules fines. 

Inversion thermique

Les inversions thermiques sont des phénomènes météorologiques qui nuisent à la dispersion des contaminants dans l’atmosphère. Dans une situation normale, sans inversion thermique, l’air plus chaud et moins dense au niveau du sol s’élève dans l’atmosphère plus froide, entraînant les contaminants en altitude. C’est ce que l’on nomme « dispersion verticale ». Or, dans certaines conditions, c’est l’inverse qui se produit. Une couche d’air plus chaud arrive à se faufiler au-dessus d’une masse d’air plus froid et y reste. Cette couche d’air chaud séquestre l’air froid au sol. L’air froid étant plus dense, plus « lourd », il ne monte pas en altitude et empêche la dispersion verticale. Les contaminants sont donc emprisonnés au sol dans cette masse d’air froid.

Polluants contenus dans la fumée dégagée par les feux de bois

Un feu de foyer, en apparence paisible, romantique et inoffensive, dégage une fumée composée de plus d’une centaine de substances toxiques différentes : 
-    particules fines, d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètre (PM2.5) 
-    monoxyde de carbone (CO)
-    composés organiques volatils (COV)
-    hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
-    oxydes d’azote (NOx)
-    nombreux produits irritants

Un règlement à l’image de la cité-jardin d’aujourd’hui

Pour contrer les effets de la pollution générée par le chauffage au bois, la Ville de Mont-Royal adoptera un nouveau règlement concernant les appareils de chauffage et de cuisson d'aliments à combustible solide. À compter du 1er septembre 2020, il sera interdit d'utiliser un appareil utilisant un combustible solide (poêle ou foyer) sauf s’il s’agit d’un appareil ou d’un foyer certifié par la United States Environmental Protection Agency (EPA), avec un taux d’émission égal ou inférieur à 2,5 g/h de particules fines dans l’atmosphère.

Elle deviendra ainsi la troisième ville au Québec à le faire, après Montréal et Dorval. 

Particularités à retenir suite à l’adoption de ce nouveau règlement 

•    Comme actuellement, il y aura interdiction d'utiliser tout appareil à combustion solide lors d'un avertissement de smog;

•    Les citoyens qui auraient installé un appareil à granules certifié EPA ou CAN/CSA-B415.1, comme le prescrit le règlement No. 1424, avant le 25 janvier 2017 pourront continuer de l'utiliser;

•    Possibilité d'utiliser tout appareil lors d'une panne d'électricité de plus de 3 heures. 

Annexe : 

Pollution et bois de chauffage

Source

Effets de la fumée sur la santé
Effets potentiels sur la santé de certains contaminants issus de la fumée de bois lorsque leur concentration est trop élevée dans l’air

Contaminants   Effets
Monoxyde de carbone CO Maux de tête, nausées, étourdissements et aggravation de l’angine chez les personnes ayant des problèmes cardiaques
Composés organiques volatils COV Irritation des voies respiratoires et maux respiratoires; certains COV sont cancérigènes (ex. : benzène)
Acroléine et formaldéhyde Irritation des yeux et des voies respiratoires
Particules fines PM2,5 Irritation des voies pulmonaires, aggravation des maladies cardiorespiratoires et mortalité plus hâtive
Oxydes d'azote NOx Irritation du système respiratoire, douleur lors de l'inspiration, toux, oedème pulmonaire
Hydrocarbures aromatiques polycycliques HAP Certains HAP sont considérés comme mutagènes ou cancérigènes ou sont soupçonnés de l’être
Dioxines et furannes Cancérigènes probables

Qui sont les personnes à risques 
La fumée issue de la combustion du bois est nocive pour tout le monde. Cependant, certaines personnes y sont plus sensibles : 

-    Personnes souffrant de maladies chroniques cardiaques ou respiratoires : leurs symptômes peuvent être aggravés en respirant les particules fines   
-    Personnes âgées : elles souffrent plus souvent de maladies chroniques
-    Enfants : leurs systèmes respiratoire et immunitaire sont en plein développement, leur rythme respiratoire plus élevé peut leur faire absorber plus de polluants, quand l’air est pollué   

Effets sur la santé
Les polluants issus de la combustion du bois augmentent le nombre de Montréalais qui souffrent des problèmes de santé suivants :
-    aggravation de l'asthme
-    bronchite infantile
-    cancer pulmonaire

Objectif Zéro déchêt - Adopter de bonnes habitudes

Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas! Pour réduire notre empreinte écologique, il vaut toujours mieux réduire que réutiliser ou recycler. Heureusement, il y a plusieurs petits gestes simples qu’on peut poser afin de minimiser notre production de déchets. 

  • Toujours avoir une tasse à café à portée de main afin d’éviter l’utilisation de gobelets jetables.
  • Prioriser les aliments en vrac. Les aliments sont emballés (et sur-emballés) dans des matières souvent non-recyclables.
  • Conserver ses aliments dans des récipients réutilisables comme des bocaux de vitres, des sacs en tissu ou des pellicules alimentaires en cire d’abeille.
  • Refuser les pailles dans les restaurants et éviter de les utiliser à la maison.
  • Bannir l’utilisation de bouteilles d’eau à usage unique. Et pourquoi pas boire l’eau du robinet, elle est excellente à Mont-Royal et au Québec!
  • Toujours faire son épicerie avec son sac réutilisable (pour transporter la commande au complet ainsi que les légumes).
  • Donner les articles qui sont encore en bon état et qui vous sont maintenant inutiles à la place de prendre l’option facile, c’est-à-dire les placer en bordure de rue lors des collectes de déchets volumineux.
  • Réparer ses choses à la place de les jeter. Un bouton à recoudre sur une chemise, une semelle à réparer chez le cordonnier. Il y a plusieurs moyens de redonner fière allure à nos objets.
  • Cuisiner plutôt que de manger des plats tout faits ou des commandes de restaurant. Ça sera certainement plus santé, et beaucoup moins emballé.

Après avoir mis en œuvre ces trucs, lorsqu’il y a tout de même des matières résiduelles à se débarrasser, aussi bien le faire dans les règles de l’art en suivant les indications de notre guide info-collecte afin d’optimiser la récupération et le compostage. De son côté, la Ville de Mont-Royal entend également contribuer à l’atteinte des objectifs de la collectivité montréalaise en développement durable par de bonnes pratiques environnementale. Consultez le Plan local de développement durable 2016-2020 de la Ville de Mont-Royal.

Mieux recycler chez soi

Un peu de lait versé dans notre bol de céréales, une boisson gazeuse sirotée lors de notre marche quotidienne, une bonne dose de shampoing pour laver le chien le soir... Par l’entremise de leurs contenants, toutes ces actions banales en apparence impliquent pourtant une grande quantité de ressources recyclables. Qu'advient-il des cartons, bouteilles et autres contenants que nous plaçons dans notre bac de recyclage? Et pourquoi devrait-on s'en préoccuper? 

1. Pourquoi recycler?

Prioriser le recyclage, c'est limiter la quantité de déchets qui devront être enfouis, et leur accorder une deuxième vie alors qu’ils seront utilisés dans la fabrication de nouveaux produits. Certains matériaux, comme le métal, se recyclent même à l'infini! Le recyclage est l’un des moyens les plus accessibles afin de limiter de façon importante votre impact sur l'environnement.  
Aujourd'hui, les matières recyclables ne sont plus perçues comme indésirables, mais plutôt comme des ressources qu'il est important de valoriser. En effet, enfouir des déchets est coûteux, en plus de s’avérer très dommageable pour l'environnement.  Selon un article paru dans Le Devoir, les sites d’enfouissements seraient responsables de 20 % des émissions de méthane au Canada, un gaz fortement lié au réchauffement climatique. Et le Québec joue un rôle central dans ces émissions, puisque c’est le contenu d’un camion de 25 tonnes qui pénètre chaque minute sur nos sites d’enfouissement! 

2. Qu'est-ce que le recyclage?

Dès leur arrivée au centre de tri, les matières sont divisées selon leur composition, puis compressées en ballots. Ces derniers seront par la suite vendus à des entreprises d'ici et d'ailleurs pour être transformés en de nouveaux produits. Dans l'agglomération de Montréal, ce sont près de 200 000 tonnes qui sont traitées annuellement. 
Le recyclage permet ainsi de fabriquer de nouveaux produits et ce, en réduisant le nombre de ressources qu’il est nécessaire d’utiliser. Par exemple, le recyclage d'une tonne de papier remplace l'abattage de 18 arbres, et 5 bouteilles en plastique de 2L suffisent à faire un chandail!

3. Quoi recycler? 

Papier, carton, métal, plastique, verre… presque tout est recyclable!
     
Cependant, quelques précisions s'imposent: 
- La plupart des produits multi-matières (ex: sacs de croustilles et de céréales, cartables, etc.) ne sont pas recyclables, à l'exception des pintes de laits et de jus qui, elles, le sont. 
- Les résidus domestiques dangereux (RDD) (ex. peinture, pneus, solvants, tubes fluorescents, etc.) trouveront généralement leur place dans les Écocentres du réseau de l’agglomération de Montréal, ou à l'endroit où vous les avez achetés.
- Les déchets volumineux et de construction ont leur propre collecte, un mercredi sur deux.
- Les plastiques n° 6 prennent le chemin des ordures ménagères. 
- Les résidus verts et alimentaires vont au compost (bac vert ou brun).

Des questions sur les points de dépôt? 
Le site internet et l'application mobile "Ça va où?" sont conçus pour vous diriger vers les bons points de dépôt.

                    
4. Trucs et conseils

- Rincer ses contenants permet d'éviter les moisissures, les odeurs et la contamination du recyclage.
- Plier ses cartons permet de sauver de l'espace dans le bac.
- Si déplacer le bac est compliqué pour vous, parlez-en à un voisin! Les bacs peuvent être partagés et cela réduit la tâche pour tous.
- Respecter les heures de collecte demeure primordial.
Note : Selon le règlement n° 1358 de la Ville de Mont-Royal, les bacs doivent être placés sur le terrain, en bordure du trottoir et peuvent être sortis à partir de 19 h, la veille de la collecte. Les bacs doivent ensuite être remisés avant 23 h, le jour même de la collecte. Les récipients et bacs gardés à l’extérieur doivent par ailleurs être remisés de façon à ne pas être visibles de la rue et être situés à un minimum de 2 m de toutes lignes de propriété.

Pour davantage de renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec la ligne Info-collectes au 514 734-4123.

L’économie d’eau potable et l’empreinte bleue

Le Québec n’est pas étranger à la consommation d’eau excessive. Il peut même être considéré comme un triste champion dans cette catégorie. En effet, alors que la consommation d’eau moyenne mondiale s’élève à 40 litres par personne par jour, ce sont 260 litres qui sont utilisés au Québec pendant cette même période! (http://peep.reseau-environnement.com/
Pour faire face à cette situation alarmante, tant au niveau environnemental qu’économique, le gouvernement du Québec vient de lancer la campagne « Mon empreinte bleue », visant à faire connaitre un indice du même nom qui calcule le poids que notre consommation d’eau fait peser sur notre environnement. 
Cette campagne propose plusieurs moyens accessibles, simples et efficaces afin de diminuer celle-ci, le tout dans l’optique d’atteindre les objectifs fixés dans sa Stratégie québécoise d’économie d’eau potable pour l’horizon 2019-2025. Cette politique établit notamment la nécessité de réduire de 20 % la quantité d’eau distribuée par personne, un défi de taille, mais accessible via un effort concerté.

Action 1 : Optez pour des alternatives éco-responsables

Lorsque vient le temps de changer certains appareils dans votre ménage, pensez à l’environnement! Certaines homologations, telles que Watersense® ou EnergyStar© vous aident à faire un choix plus écologique, qui rime d’ailleurs dans plusieurs cas avec économies monétaires. On peut notamment penser au chauffage de l’eau qui, selon Hydro-Québec, consiste en la deuxième source de consommation d’énergie résidentielle après le chauffage! 
D’ailleurs, la ville de Mont-Royal met à votre disposition à coût réduit (entre 10 $ et 20 $) les trousses de produits WaterSense® d’Hydro-Québec. Ces trousses, qui permettent au moins 20 % d’économie d’eau sur plusieurs appareils, sont disponibles au comptoir de l’hôtel de ville (90, avenue Roosevelt). Hydro-Québec offre également des subventions pour les ménages cherchant à acquérir de nouveaux appareils plus efficaces au niveau énergétique. Pour une estimation des économies annuelles qui vous sont accessibles et davantage de renseignements sur les trousses et les subventions, visitez le site d'Hydro-Québec.
Dans un même ordre d’idée, la certification ENERGY STAR®, identifiant les produits les plus performants au niveau écoénergétique dans leur catégorie, est également une homologation pouvant faciliter vos décisions. On pense notamment aux économies d’eau que peut nous procurer l’acquisition d’un lave-vaisselle ou d’une laveuse éco-responsable, et qui permettent de sauver 30 % de l’eau potable normalement nécessaire. De même, on rappelle dans la campagne Mon empreinte bleue que si tous les Québécois utilisaient une toilette à faible débit, on économiserait l’équivalent de 500 000 piscines olympiques par année!

Action 2 : Attention aux robinets! 

Fermer l’eau pour se brosser les dents, se laver le visage, ou encore se raser permet d’économiser jusqu’à 12 litres d’eau par minute! En plus de ce changement de routine, se munir des aérateurs de robinets pour la salle de bain et la cuisine (d’ailleurs fournis dans les trousses d’Hydro-Québec) permettrait d’utiliser entre 30 et 40 % moins d’eau par rapport au débit standard. 

Action 3 : Réparer les fuites au plus vite!

Bien que les fuites puissent apparaître comme une source de gaspillage d’eau anodine, celles-ci représentent 12 % de la consommation résidentielle intérieure! On comprend donc que de dépister et réparer les fuites sans tarder est primordial. Selon l’Alliance for Water Efficiency, en un mois on peut perdre jusqu’à 700 litres d’eau par mois à cause d’une simple fuite de robinet, à raison d’une goutte par seconde.
Malheureusement, il peut parfois être ardu de repérer une fuite lorsque celle-ci n’émet pas de bruit. Certaines astuces vous permettent cependant de les repérer! On peut notamment prendre en note l’énoncé du compteur avant de se coucher, tout en s’assurant de ne plus utiliser d’eau par la suite. Si l’on s’aperçoit au lever que le chiffre a changé, on peut supposer une fuite.  Pour voir si une toilette coule, on peut verser quelques gouttes de colorant alimentaire dans le réservoir. Si la cuvette se colore après un certain temps, il y a une fuite, et celle-ci peut être la source d’un gaspillage atteignant jusqu’à 600 litres d’eau par jour. Généralement peu onéreuses à réparer, accorder une attention particulière aux fuites d’eau de votre résidence aura nécessairement un impact positif sur votre environnement.

Action 4 : L’été, on réduit notre consommation extérieure!

Dans toute l’agglomération de Montréal, on assiste systématiquement à une montée exponentielle de l’usage de l’eau en été. Pourquoi? L’arrosage, le remplissage des piscines et le lavage des voitures seraient les principaux responsables. Voici quelques trucs pour faciliter la modification de certaines habitudes qui coûtent cher aux contribuables et à l’environnement.
•    Installer un récupérateur d’eau de pluie pour laver votre terrasse, faire votre jardinage ou arroser votre pelouse peut vous permettre d’économiser sans effort jusqu’à 6 000 litres d’eau par année. La ville peut d’ailleurs vous fournir l’équipement à petit prix.
•    Laver sa voiture avec un boyau d’arrosage peut nécessiter jusqu’à 300 litres d’eau. Utiliser un seau rempli d’eau est une solution efficace. 
•    Orienter vos gouttières vers une surface verte permet de réutiliser l’eau de pluie sans effort! De même, la Fédération Interdisciplinaire d’horticulture ornementale du Québec propose d’élaborer des arrangements de végétaux nécessitant moins d’eau, ou qui retiennent celle-ci.
•    Le règlement 1419 de la Ville de Mont-Royal encadre l’usage de l’aqueduc pour les résidents, afin d’optimiser les habitudes d’arrosage. Ainsi, on note que :

  • du 1er mai au 1er octobre, l’arrosage avec un arroseur amovible ou un boyau poreux est permis entre 6 h et 8 h et entre 18 h et 22 h lorsque la date et l’adresse correspondent toutes deux à un nombre pair, ou au contraire lorsque les deux sont impaires. 
  • La même logique s’applique à l’arrosage au moyen d’un système automatique, qui est quant à lui permis la nuit, entre 3 h et 6 h. 
  • L’eau de ces systèmes ne doit pas ruisseler sur l’espace public, ou dans le terrain de votre voisin.  
  • Finalement, il est pertinent de rappeler que le lavage des surfaces pavées, des patios et des murs extérieurs est interdit en tout temps, sauf lors de travaux de construction ou d’aménagement, ou pour des raisons de salubrité.  

Pour calculer votre empreinte bleue et obtenir plus de trucs et astuces pour la réduire, visitez sans tarder la page gouvernementale y étant dédiée et faites le quiz.
À la recherche d’activités pour aborder les enjeux reliés à l’eau avec vos enfants? Le site Fantastiko présente une foule de fiches informatives et de suggestions d’activités à ce sujet.

Manger local: Diminuer son empreinte écologique, une bouchée à la fois

Lorsqu’on fait notre épicerie, on ne réalise pas nécessairement le poids que nos choix alimentaires ont sur notre environnement. L’organisme indépendant GRAIN qui milite activement pour la biodiversité dans le système alimentaire de la planète, rapporte sur son site web qu’entre 44% et 57% du total des émissions de gaz à effet de serres proviendraient du système alimentaire mondial. Il serait donc important d’examiner ce qu’on place dans notre panier. 
En consommant des aliments produits à proximité de notre domicile, on diminue bien souvent la pollution liée au transport des aliments. En effet, selon une étude réalisée par Statistiques Canada, « Les biens qui voyagent par avion utilisent plus de quatre fois la quantité d’énergie selon le poids que celle utilisée dans le transport routier, près de 40 fois plus d’énergie que le transport ferroviaire et plus de 44 fois plus d’énergie que le transport maritime ». 

Toujours selon GRAIN, le transport des denrées alimentaires représente un total de cinq à six pour cent des émissions mondiales de GES

De même, les achats locaux ont tendance à nécessiter moins d’emballage pour assurer leur arrivée à bon port. Acheter local est donc une manière simple et efficace de s’assurer que les distances parcourues par les aliments ont été raisonnables, en plus de constituer un appui direct à tous les individus impliqués de près ou de loin dans la production, le transport, la mise en valeur et la vente des produits. Considérant qu’au Québec, 12% des emplois sont reliés à l’industrie bioalimentaire, on peut comprendre que ce qu’on place dans notre panier est une décision d’importance.     

Au niveau des fruits et légumes, acheter localement et de saison permet de limiter notre impact environnemental. En plus de nous assurer de la fraicheur des aliments, acheter des produits de saison permet de prendre en compte et de valoriser les particularités géographiques de notre territoire, sans imposer aux terres des cultures qui ne conviendraient pas à ses particularités (on peut notamment penser au type de sol, à la température, aux précipitations etc.), et d’ainsi favoriser des cultures moins énergivores.  

Pour des informations sur les fruits et légumes de saison, consultez le site de Fraicheur Québec

En quête d’inspiration sur de nouvelles manières de valoriser des aliments d’ici dans votre assiette? Consultez le répertoire de recettes qu’a préparé l’organisme environnemental Équiterre, selon les ingrédients que vous avez en main. 

Le Marché public de Mont-Royal : Une occasion d’acheter des produits locaux!

Pour favoriser l’achat local, la Ville vous propose depuis peu un marché public. Tous les jeudis, de 15 h à 19 h, plus d’une dizaine de producteurs du Québec présentent leurs produits frais ou préparés sur le chemin Moyle. Jusqu’au 29 août, c’est dans une ambiance chaleureuse et familiale qu’on pourra s’y procurer un éventail diversifié de produits :  des fruits, des légumes, et des viandes de qualités, sans oublier des thés, des huiles et des olives farcies, ou encore des aliments prêts à manger et de boulangerie!

À la fois sources d’inspiration culinaire et d’information par rapport aux produits que vous avez entre vos mains, les producteurs sont vos meilleurs amis pour faciliter vos achats. N’hésitez pas à leurs poser vos questions! 

À noter que les marchés publics concordent avec l’activité des camions de cuisine de rue présents au parc Connaught les jeudis, de 17 h à 21 h. Soyez sûrs de faire un tour à ces deux activités, et n’oubliez pas vos sacs réutilisables afin d’y glisser vos emplettes!

 

Un arbre pour mon quartier : les bienfaits des arbres

Réguler la température 

Les arbres ont un effet régulateur sur la température de leur environnement. En effet, en été, les arbres peuvent empêcher la formation d’îlots de chaleurs, permettre de refroidir de 2 ºC à 8 ºC une pièce dont les fenêtres sont ombragées, et ainsi diminuer de 7 à 47 % le besoin d’air conditionné, dépendant du nombre d’arbres et de leur emplacement. (Site informatif américain disponible en anglais seulement)
Au contraire, en hiver, la présence d’une végétation stratégiquement placée permettra de réduire le recours au chauffage de près de deux degrés en raison de l’effet pare-vent qui permet d’empêcher une grande partie de l’air froid de s’infiltrer (Site informatif américain disponible en anglais seulement).
En effet, les bienfaits combinés des arbres sur la température d’une propriété empêchent la production d’une grande quantité de gaz à effet de serre, et diminuent notre consommation d’énergie associée à la climatisation et au chauffage. 

Filtrer l’air

En plus de séquestrer le dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, les arbres peuvent filtrer une quantité importante de polluants aériens. Selon l’Association canadienne de foresterie, un seul grand arbre peut filtrer jusqu’à 7 000 particules de poussière par litre d’air, rendant ainsi notre environnement plus respirable. Il ne faut pas non plus oublier la fonction de production des arbres : en effet, un seul arbre en santé peut fournir de l’oxygène pour quatre personnes! 

Réduire le bruit ambiant

Les arbres et arbustes permettent généralement une réduction de bruits de 3 à 5 décibels. Une ceinture de végétation, quant à elle, peut intercepter le double de décibels, soit l’équivalent d’une barrière antibruit sur l’autoroute! 

Purifier l’eau

À titre d’exemple, un chêne intercepte, absorbe, filtre, et relâche sous forme d’oxygène et de vapeur d’eau plus de 40 000 gallons d’eau par an. Ce phénomène présente plusieurs avantages en ville. En effet, cette transpiration forestière permet le refroidissement de l’air ambiant, la purification de l’eau (et donc la baisse des coûts nécessaires à celle-ci pour les municipalités), ainsi qu’un ruissèlement plus lent, ce qui, lors de pluies importantes, empêche plusieurs phénomènes indésirables : inondations locales, rejets des eaux usées, ainsi que risques de refoulements dans les bâtiments. 

Renforcer le bien-être

Les effets de la présence d’arbres sont étudiés pour les nombreux bénéfices personnels qu’ils procurent. Ainsi, on a par le passé observé chez les individus qui sont entourés d’arbres de manière quotidienne une réduction importante du stress et une meilleure gestion de celui-ci, une faculté de concentration supérieure, une santé généralement meilleure, une plus grande qualité de vie et une meilleure satisfaction par rapport à cette dernière. 

Programme de don d'arbres à la Ville de Mont-Royal

Que ce soit pour souligner le départ d'un être cher ou l'arrivée d'un nouveau-né, il est possible de faire un don d'arbre à la Ville. Vous contribuerez ainsi au verdissement de notre cité-jardin.

LA COLLECTE DES RÉSIDUS ALIMENTAIRES : UN GESTE SIMPLE, UNE INCIDENCE CONSIDÉRABLE

Qu’est-ce que le compost? Pourquoi composter? 

Le compost est un terreau particulièrement riche, obtenu par la transformation et la décomposition de matières organiques. Celui-ci peut par la suite servir à fertiliser le sol et les jardins. Tout comme le recyclage, l’objectif du compostage est de détourner le plus de matières possible des sites d’enfouissement en les valorisant, c’est-à-dire en leur offrant une deuxième vie. Considérant que 25 % des ordures ménagères sont composées de résidus alimentaires compostables, votre participation à la collecte municipale contribue à protéger l’environnement de plusieurs façons. L’enfouissement de déchets devrait en effet représenter une solution de dernier recours, lorsque toutes les autres options de réutilisation et de valorisation ont été envisagées. En matière de production de déchets, l’idéal consiste à réduire à la source. Planifier ses repas, acheter seulement la nourriture qu’on a le temps de manger ou encore acheter en vrac représentent de bons moyens de réduire sa production de matières résiduelles. Selon Recyc-Québec, 63 % des résidus alimentaires qui sont jetés auraient pu être consommés. Le gaspillage alimentaire et la surconsommation entraînent donc des pertes importantes : un ménage moyen gaspille 140 kg de nourriture par année, soit 1 100 $ d’épicerie!

Voici quelques ressources pour vous aider à diminuer le gaspillage dans votre cuisine : 
•    Le site « J’aime manger pas gaspiller » du Conseil national Zéro Déchet est une ressource intéressante pour apprendre à planifier, à cuisiner et à conserver ses aliments.
•    L’outil Vide-frigo sur le site glouton.ca est un moteur de recherche qui vous fournit des recettes selon les ingrédients qui se trouvent dans votre frigo.
•    Les recettes du site d’Équiterre sont également classées selon les aliments dans votre frigo, plus particulièrement les légumes.
Malgré nos efforts pour réduire le gaspillage alimentaire, certaines matières résiduelles sont inévitables : pelures, marc de café, feuilles de thé, coquilles d’œuf, etc. Par contre, ces résidus alimentaires peuvent être transformés en compost! Il est important de comprendre que les sites d’enfouissement d’ordures ménagères ne sont pas une solution et entraînent plusieurs problèmes, notamment pour les localités où ils se situent. En plus de représenter des coûts importants pour notre collectivité, ils produisent une grande quantité de gaz à effet de serre et ce, malgré les avancées technologiques visant à les atténuer. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, jeter ses déchets ne les fait pas disparaître, loin de là. 
Votre participation à la collecte des résidus alimentaires permet de transformer des matières normalement encombrantes en véritable richesse. Ce sont d’ailleurs tous ces aspects qui ont motivé l’adoption de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, qui interdira dès 2020 l’enfouissement des matières organiques par les municipalités.

Quoi composter? 

Le compostage peut parfois sembler une tâche ardue puisqu’il peut être difficile de modifier des habitudes bien ancrées, notamment quant à l’endroit où on jette nos résidus de table, ou encore d’apprendre de nouvelles règles de triage. La clé est de prendre son temps! Pour intégrer la collecte des résidus alimentaires dans notre quotidien, on peut commencer par ce qui nous semble plus évident : les fruits et les légumes (ainsi que leur pelure), le marc de café et les coquilles d’œuf. On peut ensuite incorporer, à notre rythme, les restes de viande et de poisson (y compris les os) et les produits céréaliers (comme le pain ranci). Enfin, peu de gens savent que même les essuie-tout, les mouchoirs et le carton souillé (par exemple, les boîtes à pizza ou les assiettes non cirées) sont compostables, pour autant qu’ils n’aient pas été utilisés avec des produits chimiques. 

Trucs et astuces

Certaines personnes peuvent être réticentes à composter leurs aliments en raison de désagréments qu’eux ou leurs proches ont rencontrés. Or, pour chaque petit problème, une solution simple et peu coûteuse existe! 
•    Les aliments comme la viande et le poisson ont tendance à dégager de fortes odeurs. Pour y remédier, gardez-les au congélateur jusqu’au jour de la collecte, ou saupoudrez un peu de bicarbonate de soude dans votre bac. 
•    Pour éviter la putréfaction des aliments, sortez votre bac brun le jour de la collecte, même si celui-ci n’est pas plein.
•    Si des mouches à fruits vous incommodent, coupez un bouchon de liège sur la longueur et déposez-le sur le dessus du bac.
•    Pour éviter l’achat de sacs en papier (les seuls acceptés à Ville de Mont-Royal), créez un baluchon avec du papier journal. De plus, celui-ci absorbera les surplus de liquides qui pourraient s’accumuler au fond de votre bac! 
•    En hiver, il est nécessaire de mettre les résidus dans une sorte d’emballage afin d’éviter qu’ils ne gèlent, ce qui rendrait la collecte impossible. 
•    Pour laver votre bac, utilisez un mélange de vinaigre et d’eau afin d’éliminer les résidus et les odeurs.

Prêt à faire le saut?

Pour commencer à composter, la Ville peut vous fournir un bac de comptoir et un bac extérieur brun. Il suffit de communiquer avec Info Collectes au 514 734-4123 (si votre type d’habitation est desservi).
Le bac de comptoir a été conçu pour être rangé dans votre demeure et y déposer les résidus alimentaires issus de la préparation des repas, sans avoir à se déplacer. 
Une fois le bac de comptoir plein, on le vide dans le bac brun. Celui-ci reste à l’extérieur et est collecté de manière hebdomadaire par la ville. Le bac de résidus verts peut également être utilisé en été puisque les deux collectes sont fusionnées sur notre territoire. 
Malheureusement, les sacs en plastique, même ceux certifiés compostables ou biodégradables, ne sont pas permis pour la collecte de Ville de Mont-Royal. Seuls les sacs de papier sont acceptés. Toutefois, l’usage de sacs n’est pas obligatoire. Vous pouvez notamment tapisser votre bac de papier journal, sans frais! 
Cliquez ici pour obtenir plus d’information sur la marche à suivre ainsi que sur les points de vente des sacs en papier avec doublure en cellulose.

POUR UN CHAUFFAGE ÉCOÉNERGÉTIQUE CET HIVER

L’hiver est à nos portes et le temps est venu de se pencher sur la question du chauffage et de son impact environnemental. Comment pouvons-nous réduire notre empreinte écologique et notre facture d’électricité sans pour autant sacrifier notre confort? Voici quelques trucs et astuces qui vous aideront à réduire votre consommation d’électricité en toute tranquillité. 

Pourquoi s’en préoccuper? 

Au Canada, le chauffage résidentiel représente à lui seul 61 % de la consommation d’énergie et totalise, avec la climatisation, jusqu’à 54 % de la facture d’électricité type. Lorsqu’on y ajoute le chauffage de l’eau, on atteint 82 % de la consommation d’énergie des foyers. La production d’énergie pour le chauffage exerce une grande pression sur l’environnement et nos ressources. Dans le contexte canadien, le chauffage soulève des enjeux liés au transport de l’énergie, aux émissions de gaz à effet de serre et aux répercussions sur les points de production. Par conséquent, les implications liées à la production et la consommation d’énergie sont responsables de 81 % des émissions de gaz à effet de serre au pays. Devant cette situation, une solution s’impose : réduire notre consommation d’énergie selon les moyens qui nous sont accessibles, notamment grâce à l’efficacité écoénergétique. 

L’isolation est la clé!

Avant même de penser à modifier ses habitudes de chauffage, il faut examiner l’isolation de sa résidence. En effet, il est inutile de déployer de grands efforts si de nombreuses fuites permettent l’entrée de courants d’air et la sortie de l’air chaud. Ainsi, plusieurs solutions s’offrent à nous. Dans un premier temps, on peut inspecter lors d’une journée venteuse nos portes et fenêtres, et colmater les fissures. Il s’agit d’une méthode rapide et peu coûteuse qui entraîne de véritables économies. En effet, selon une étude d’Écohabitation, 27,5 % des pertes de chaleur d'une maison sont attribuables aux fuites d'air. Les pages 49 et 50 du document « Emprisonnons la chaleur » de Ressources naturelles Canada fournissent d’autres renseignements sur la façon de repérer les fuites et de les réparer. Une autre méthode consiste à calfeutrer la porte de garage, surtout si ce dernier est chauffé, ainsi qu’à vérifier l’état des coupe-froid qui s’y trouvent. 
De plus, considérant que près de 30 % des pertes de chaleur seraient imputables à une mauvaise isolation des fenêtres et des portes, chaque petit geste compte. L’adoption d’un vitrage écoénergétique, ou la pose d’une fine pellicule plastique sur les fenêtres, permet de réduire substantiellement les pertes de chaleur (en plus de conserver la fraîcheur en été dans le cas d’un changement de fenêtre). À titre d’exemple, les fenêtres Energy Star permettent de réaliser des économies moyennes de 8 % sur votre facture d’électricité durant l’hiver. Finalement, le calfeutrage temporaire des ouvertures peut être une bonne manière d’empêcher le vent de pénétrer dans votre demeure. Pensons notamment à toutes les petites ouvertures qui ne sont pas absolument nécessaires, comme la chatière ou la fente pour le courrier (si celui-ci peut également être déposé dans une boîte aux lettres à l’extérieur). 

Le réglage de la température

Plusieurs règles simples vous permettent de réduire considérablement vos dépenses en chauffage. Le site d’Hydro-Québec souligne qu’il est possible de réaliser d’importantes économies d’énergie et d’argent en diminuant la température du thermostat dans certaines circonstances. Ainsi, une diminution de 3 degrés la nuit ou lorsque vous vous absentez durant plusieurs heures permet de réduire votre facture d’électricité de 4 % à 5 %. Pensez également à fermer les portes, à abaisser la température des pièces inoccupées (vous pouvez régler votre thermostat jusqu’à 15 degrés sans aucun problème) et à fermer les rideaux le soir.

Un équipement adapté

Pour ce qui est de l’équipement, les thermostats électroniques permettent de réduire les coûts annuels de chauffage de près de 10 % par rapport aux thermostats bimétalliques, en plus d’assurer un contrôle de la température plus stable et précis. Il est également important de tenir compte de la consommation d’énergie de vos appareils électroménagers lorsque vient le temps de les remplacer. Heureusement, certains outils ont été conçus afin de vous aider à comparer les différentes options qui s’offrent à vous. On peut notamment penser aux étiquettes ÉnerGuide, qui sont obligatoires pour la plupart des électroménagers au Canada. 

Finalement, économiser de l’énergie peut être à la fois facile et agréable. Faites d’une pierre deux coups en invitant des amis à souper, et profitez de la chaleur dégagée par la cuisson et leur présence! Selon Écohabitation, une soirée avec huit convives permet de produire autant de chaleur que l’aurait fait une plinthe d’un mètre de long. Si on ajoute à cela la chaleur produite par la préparation du repas, faire du social n’aura jamais été aussi rentable!