Cette série de trucs à connaître, bonnes adresses à l’appui, s’accorde aux objectifs du Plan de développement durable de Mont-Royal (2016), à partir duquel la Ville coordonne déjà plusieurs de ses initiatives vertes.

RECYCLER NOS VIEUX APPAREILS ÉLECTRONIQUES

Nous en avons tous à la maison. On les retrouve souvent empilés les uns sur les autres, dans nos espaces de rangement. Désuets ou moins performants, au moment d’être remplacés par l’appareil dernier cri ils ont été mis de côté et vite oubliés. Ce premier réflexe de ne pas les avoir jetés avec les ordures ménagères était le bon, bravo! Maintenant, on les recycle. Une fois débusqués, rien de plus facile que de recycler nos vieux appareils électroniques de façon sécuritaire : il suffit de les déposer à l’un des nombreux points de dépôts officiels du programme « Recycler mes électroniques », situés tout près de chez nous.

Les produits électroniques contiennent beaucoup de matières recyclables —comme du verre, du plastique, de l'or, de l'argent, du cuivre et du palladium — qui doivent être récupérées.

Grâce au programme « Recycler mes électroniques », quelque 15,5 millions d'appareils sont recyclés chaque année au Canada. D'ailleurs, depuis la création du programme en 2009, environ 100 millions d'appareils ont été recyclés. Recycler 1 million d'ordinateurs portables permet d'économiser l'équivalent énergétique de l'électricité utilisée par 3 657 maisons au cours d'une année.

Important : N’oublier pas de sécuriser et d’effacer vos données personnelles afin de protéger votre vie privée avant de recycler vos appareils électroniques.

QUOI RECYCLER?

  • Tous les types d’ordinateurs : PC, portable, serveur;
  • Les accessoires informatiques : tous types d’imprimante, cartouches d’encre, scanneurs, télécopieurs, tous types d’écran (cathodique, LCD, etc.), souris, claviers, CD-Rom, disquettes, matériel réseautique, switch, routeur, modem, U.P.S., matériel bureautique, matériel de télécommunication…
  • Les pièces d’ordinateur : disques durs, divers lecteurs, mémoires, processeurs, adaptateurs, bloc d’alimentation, refroidisseurs, cartes mères, cartes PC, divers circuits verts…
  • Tous types de câble (USB, Ethernet, VGA, DVI, HDMI, IDE, alimentation, branchement, imprimante, écran…
  • Tous types de batterie (au plomb, de portable, petites batteries…)
  • Tous types de Matériel électronique (téléviseurs, terminal pour téléviseur, récepteurs satellites, VHS, stéréos, amplificateurs, cellulaires, systèmes de vidéosurveillance par caméra et téléphonique…)

(Source : www.recyclermeselectroniques.ca/qc/quoi-recycler)

POINTS DE DÉPÔTS OFFICIELS DU PROGRAMME « RECYCLER MES ÉLECTRONIQUES », SITUÉS À MONT-ROYAL OU À PROXIMITÉ

  • Renaissance – Librairie Beaumont, 1244, av. Beaumont, Mont-Royal, Québec H3P 3E5
  • Bureau en Gros – Ville de Mont-Royal, 4205, rue Jean-Talon Ouest, Montréal, Québec, H4P 2T6.   514 344-3044Bureau en Gros – Marché Central, 1041, rue du Marché Central, Montréal, Québec, H4N 1J8      514-383-6323
  • Best Buy – Marché Central, 8871, boul. de L'Acadie, Montréal, Québec H4N 3K1
  • Écocentre Côte-des-Neiges, 6925, ch. de la Côte-des-Neiges, Montréal, Québec H3S 2B6
  • Écocentre Saint-Laurent, 3535, rue Sartelon, Montréal, Québec H4R 1E6
  • Électrobac-Centre Rockland – 2305, Chemin Rockland, Mont-Royal, Québec H3P 3E9. Bac de récupération pour petits électroniques seulement. Le bac est situé à droite de l'escalier mobile menant au carrefour alimentaire, sur la colonne.

(Source : www.recyclermeselectroniques.ca/qc/ou-recycler)

PILES, CARTOUCHES D’ENCRE ET TÉLÉPHONES CELLULAIRES USAGÉS

Recherchez les conteneurs de la Ville, installés aux adresses suivantes :

  • 10, avenue Roosevelt (Sécurité publique)
  • 180, chemin Clyde (Travaux publics)
  • 1050, chemin Dunkirk (aréna municipal)
  • 1967, boulevard Graham (Bibliothèque Reginald-J.-P.-Dawson)

FAIRE PLUS DE PLACE AUX PROTÉINES D’ORIGINE VÉGÉTALE DANS SON ASSIETTE

La nouvelle version du Guide alimentaire canadien présenté au début de 2019 par la ministre de la Santé recommande de consommer régulièrement des légumes, des fruits, des grains entiers et des aliments protéinés. Or, parmi les aliments protéinés, ceux d’origine végétale devraient être consommés plus souvent. En effet, dans cette nouvelle mouture du Guide, légumineuses, pois chiches, tofu, noix et graines sont recommandées tout comme les protéines animales : viande, poisson, œuf, yogourt… Toujours selon le Guide, les protéines d’origine végétales pouvant fournir plus de fibres et moins de gras saturés que les autres types d’aliments protéinés seraient bénéfiques pour la santé du cœur.

DIMINUER SA CONSOMMATION DE VIANDE POUR SAUVER LA PLANÈTE?

En plus d’avoir un impact positif sur sa santé manger moins de viande pourrait également contribuer, selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à réduire son empreinte écologique. Cette agence spécialisée des Nations Unies qui mène les efforts internationaux vers l’élimination de la faim, s’intéresse également au phénomène du changement climatique qui aura des effets certains sur la production alimentaire.

Toujours selon la FAO, les émissions de gaz à effet de serre (GES) découlant de l'activité humaine constituent le principal facteur des changements climatiques observés. Le secteur agricole – qui comprend l’agriculture proprement dite, l’élevage, la foresterie, les pêches et l’aquaculture – en serait également responsable.

L’élevage serait à l’origine de près des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine agricole et de 78 pour cent des émissions agricoles de méthane. 

En contrepartie, les modes de production et d’élevage des différents pays de la planète n’étant pas identiques, la BBC News dans son article Plutôt viande ou légumes?L'impact climatique de vos aliments, cite une étude des chercheurs britanniques Joseph Poore et Thomas Nemecek parue en 2018. Dans cette étude, les chercheurs soulignent la grande différence en termes d’impact environnemental que constituent l’origine, les méthodes et ressources utilisées pour produire ces aliments. Ils donnent en exemple les bovins de boucherie élevés sur des terres déboisées qui vont générer 12 fois plus de gaz à effet de serre que les vaches élevées sur des pâturages naturels.

Dans cette même étude, Poore et Nemecek concluent de façon générale que la production de lentilles et de noix génère moins d’émissions de gaz à effet de serre que le bœuf et l’agneau par exemple.

Pour consulter l’étude complète de Poore et Nemecek parue dans la revue Science de juin 2018 : Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers.

ÉTEINDRE SES LUMIÈRES LE 30 MARS À 20 H 30, C’EST L’HEURE DE LA TERRE! 

Le 30 mars prochain, connectez-vous à la planète et éteignez vos lumières durant « une heure pour la Terre ». À partir de 20h30, heure de l’Est, prenez part à l’édition 2019 de cet événement annuel organisé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), visant à sensibiliser les communautés de partout dans le monde au déclin des espèces. L'heure pour la Terre a débuté comme un événement symbolique à Sydney en 2007 et est devenue depuis, le plus grand mouvement pour l'environnement au monde, inspirant les individus, les communautés, les entreprises et les organisations dans plus de 180 pays répartis sur 6 continents et 24 fuseaux horaires à agir en appui à la lutte aux changements climatiques et au déclin des espèces. Suivez le mouvement, éteignez vos lumières.

À plus long terme…

Bien que le coût de l’électricité soit relativement abordable chez nous et qu’elle soit produite majoritairement à partir de centrales hydroélectriques moins polluantes en CO2que le pétrole ou le charbon, économiser l’énergie et réduire sa facture à la maison c’est poser un geste qui fait la différence pour vous et pour l’environnement.  

Une panoplie de conseils en efficacité énergétique sont maintenant disponibles sur le site d’Hydro Québec. Vous y trouverez facilement des astuces en matière de chauffage, sur les produits électroménagers, sur l’éclairage ou sur le chauffage de l’eau.  

De son côté, la Ville de Mont-Royal encourage différentes initiatives permettant la réduction de la consommation d’énergie. Notamment, en partenariat avec Hydro-Québec, la Ville propose trois trousses de produits économiseurs d’eau et d’eau chaude Ecofitt offertes à prix concurrentiel. Modernisez vos pommeaux de douche pour une économie d’eau et d’énergie substantielle! Chacune des trois trousses contient neuf produits de qualité, dont des aérateurs de robinet, des pastilles de détection de fuites et une pomme de douche à débit réduit.

Trousse 1
Pomme de douche téléphone Earth Massage. Prix : 20 $, taxes incluses.

Trousse 2
Pomme de douche fixe Earth Massage. Prix : 15 $, taxes incluses.

Trousse 3
Pomme de douche fixe SAVA. Prix : 10 $, taxes incluses.

Les trousses sont disponibles au comptoir de l’hôtel de ville, situé au 90, avenue Roosevelt, durant les heures habituelles de bureau. 

Renseignements : 514-734-3021 ou 514-734-3026.

 

CHAUFFAGE AU BOIS - UTILISER SEULEMENT UN POÊLE OU UN FOYER RECONNU PAR L’EPA (ENVIRONMENTAL PROTECTION AGENCY)

Le plan d’origine et la philosophie qui ont inspiré notre Cité-modèle sont issus en grande partie des mouvements de la banlieue-jardin et cités-jardins de l’Angleterre de la fin du 19e siècle. Le but de ces idéaux urbains visait notamment à trouver des solutions à la crise de santé publique qui sévissait au plus fort de la révolution industrielle. Dans sa vision des cités jardins de l’avenir, Ebenezer Howard militait en faveur de la création de nouveaux types de villes dans lesquelles la nature serait réintégrée en contraste aux villes meurtries par l’industrialisation où la population était asphyxiée par la pollution et les particules fines générées surtout par l’utilisation abondante du charbon. 

Le charbon n’étant pas un combustible utilisé chez nous, se sont plutôt les particules fines émises par le chauffage au bois, lorsqu’elles sont en concentration trop élevé dans l’air, qui ont des effets néfastes sur la santé de la population et plus particulièrement chez les personnes vulnérables. Ainsi, les enfants, les personnes âgées et celles qui souffrent d’asthme, d’emphysème ou de problèmes cardiaques sont les plus sensibles à la pollution atmosphérique. En hiver, ces effets peuvent être exacerbés lorsque les conditions de dispersion des polluants dans l’atmosphère sont mauvaises, ce qui survient plus fréquemment pendant cette saison.

Source

La pollution particulaire : ses conséquences visibles

Parmi les particules émises par le chauffage au bois, celles dont le diamètre aérodynamique est inférieur ou égal à 2,5 micromètres (PM2,5) sont les plus préoccupantes pour la santé. Ces particules en suspension sont si petites que, lorsqu’elles sont inhalées, elles se déposent à la surface des alvéoles pulmonaires et nuisent aux échanges gazeux, affectant ainsi le système respiratoire et cardiovasculaire (ex. : aggravation des symptômes d’asthme par l’irritation et l’inflammation des bronches) Le smog hivernal, auquel contribue le chauffage résidentiel au bois, est principalement constitué de particules fines. 

Inversion thermique

Les inversions thermiques sont des phénomènes météorologiques qui nuisent à la dispersion des contaminants dans l’atmosphère. Dans une situation normale, sans inversion thermique, l’air plus chaud et moins dense au niveau du sol s’élève dans l’atmosphère plus froide, entraînant les contaminants en altitude. C’est ce que l’on nomme « dispersion verticale ». Or, dans certaines conditions, c’est l’inverse qui se produit. Une couche d’air plus chaud arrive à se faufiler au-dessus d’une masse d’air plus froid et y reste. Cette couche d’air chaud séquestre l’air froid au sol. L’air froid étant plus dense, plus « lourd », il ne monte pas en altitude et empêche la dispersion verticale. Les contaminants sont donc emprisonnés au sol dans cette masse d’air froid.

Polluants contenus dans la fumée dégagée par les feux de bois

Un feu de foyer, en apparence paisible, romantique et inoffensive, dégage une fumée composée de plus d’une centaine de substances toxiques différentes : 
-    particules fines, d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètre (PM2.5) 
-    monoxyde de carbone (CO)
-    composés organiques volatils (COV)
-    hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
-    oxydes d’azote (NOx)
-    nombreux produits irritants

Un règlement à l’image de la cité-jardin d’aujourd’hui

Pour contrer les effets de la pollution générée par le chauffage au bois, la Ville de Mont-Royal adoptera un nouveau règlement concernant les appareils de chauffage et de cuisson d'aliments à combustible solide. À compter du 1er septembre 2020, il sera interdit d'utiliser un appareil utilisant un combustible solide (poêle ou foyer) sauf s’il s’agit d’un appareil ou d’un foyer certifié par la United States Environmental Protection Agency (EPA), avec un taux d’émission égal ou inférieur à 2,5 g/h de particules fines dans l’atmosphère.

Elle deviendra ainsi la troisième ville au Québec à le faire, après Montréal et Dorval. 

Particularités à retenir suite à l’adoption de ce nouveau règlement 

•    Comme actuellement, il y aura interdiction d'utiliser tout appareil à combustion solide lors d'un avertissement de smog;

•    Les citoyens qui auraient installé un appareil à granules certifié EPA ou CAN/CSA-B415.1, comme le prescrit le règlement No. 1424, avant le 25 janvier 2017 pourront continuer de l'utiliser;

•    Possibilité d'utiliser tout appareil lors d'une panne d'électricité de plus de 3 heures. 

Annexe : 

Pollution et bois de chauffage

Source

Effets de la fumée sur la santé
Effets potentiels sur la santé de certains contaminants issus de la fumée de bois lorsque leur concentration est trop élevée dans l’air

Contaminants   Effets
Monoxyde de carbone CO Maux de tête, nausées, étourdissements et aggravation de l’angine chez les personnes ayant des problèmes cardiaques
Composés organiques volatils COV Irritation des voies respiratoires et maux respiratoires; certains COV sont cancérigènes (ex. : benzène)
Acroléine et formaldéhyde Irritation des yeux et des voies respiratoires
Particules fines PM2,5 Irritation des voies pulmonaires, aggravation des maladies cardiorespiratoires et mortalité plus hâtive
Oxydes d'azote NOx Irritation du système respiratoire, douleur lors de l'inspiration, toux, oedème pulmonaire
Hydrocarbures aromatiques polycycliques HAP Certains HAP sont considérés comme mutagènes ou cancérigènes ou sont soupçonnés de l’être
Dioxines et furannes Cancérigènes probables

Qui sont les personnes à risques 
La fumée issue de la combustion du bois est nocive pour tout le monde. Cependant, certaines personnes y sont plus sensibles : 

-    Personnes souffrant de maladies chroniques cardiaques ou respiratoires : leurs symptômes peuvent être aggravés en respirant les particules fines   
-    Personnes âgées : elles souffrent plus souvent de maladies chroniques
-    Enfants : leurs systèmes respiratoire et immunitaire sont en plein développement, leur rythme respiratoire plus élevé peut leur faire absorber plus de polluants, quand l’air est pollué   

Effets sur la santé
Les polluants issus de la combustion du bois augmentent le nombre de Montréalais qui souffrent des problèmes de santé suivants :
-    aggravation de l'asthme
-    bronchite infantile
-    cancer pulmonaire

Objectif Zéro déchêt - Adopter de bonnes habitudes

Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas! Pour réduire notre empreinte écologique, il vaut toujours mieux réduire que réutiliser ou recycler. Heureusement, il y a plusieurs petits gestes simples qu’on peut poser afin de minimiser notre production de déchets. 

  • Toujours avoir une tasse à café à portée de main afin d’éviter l’utilisation de gobelets jetables.
  • Prioriser les aliments en vrac. Les aliments sont emballés (et sur-emballés) dans des matières souvent non-recyclables.
  • Conserver ses aliments dans des récipients réutilisables comme des bocaux de vitres, des sacs en tissu ou des pellicules alimentaires en cire d’abeille.
  • Refuser les pailles dans les restaurants et éviter de les utiliser à la maison.
  • Bannir l’utilisation de bouteilles d’eau à usage unique. Et pourquoi pas boire l’eau du robinet, elle est excellente à Mont-Royal et au Québec!
  • Toujours faire son épicerie avec son sac réutilisable (pour transporter la commande au complet ainsi que les légumes).
  • Donner les articles qui sont encore en bon état et qui vous sont maintenant inutiles à la place de prendre l’option facile, c’est-à-dire les placer en bordure de rue lors des collectes de déchets volumineux.
  • Réparer ses choses à la place de les jeter. Un bouton à recoudre sur une chemise, une semelle à réparer chez le cordonnier. Il y a plusieurs moyens de redonner fière allure à nos objets.
  • Cuisiner plutôt que de manger des plats tout faits ou des commandes de restaurant. Ça sera certainement plus santé, et beaucoup moins emballé.

Après avoir mis en œuvre ces trucs, lorsqu’il y a tout de même des matières résiduelles à se débarrasser, aussi bien le faire dans les règles de l’art en suivant les indications de notre guide info-collecte afin d’optimiser la récupération et le compostage. De son côté, la Ville de Mont-Royal entend également contribuer à l’atteinte des objectifs de la collectivité montréalaise en développement durable par de bonnes pratiques environnementale. Consultez le Plan local de développement durable 2016-2020 de la Ville de Mont-Royal.

Mieux recycler chez soi

Un peu de lait versé dans notre bol de céréales, une boisson gazeuse sirotée lors de notre marche quotidienne, une bonne dose de shampoing pour laver le chien le soir... Par l’entremise de leurs contenants, toutes ces actions banales en apparence impliquent pourtant une grande quantité de ressources recyclables. Qu'advient-il des cartons, bouteilles et autres contenants que nous plaçons dans notre bac de recyclage? Et pourquoi devrait-on s'en préoccuper? 

1. Pourquoi recycler?

Prioriser le recyclage, c'est limiter la quantité de déchets qui devront être enfouis, et leur accorder une deuxième vie alors qu’ils seront utilisés dans la fabrication de nouveaux produits. Certains matériaux, comme le métal, se recyclent même à l'infini! Le recyclage est l’un des moyens les plus accessibles afin de limiter de façon importante votre impact sur l'environnement.  
Aujourd'hui, les matières recyclables ne sont plus perçues comme indésirables, mais plutôt comme des ressources qu'il est important de valoriser. En effet, enfouir des déchets est coûteux, en plus de s’avérer très dommageable pour l'environnement.  Selon un article paru dans Le Devoir, les sites d’enfouissements seraient responsables de 20 % des émissions de méthane au Canada, un gaz fortement lié au réchauffement climatique. Et le Québec joue un rôle central dans ces émissions, puisque c’est le contenu d’un camion de 25 tonnes qui pénètre chaque minute sur nos sites d’enfouissement! 

2. Qu'est-ce que le recyclage?

Dès leur arrivée au centre de tri, les matières sont divisées selon leur composition, puis compressées en ballots. Ces derniers seront par la suite vendus à des entreprises d'ici et d'ailleurs pour être transformés en de nouveaux produits. Dans l'agglomération de Montréal, ce sont près de 200 000 tonnes qui sont traitées annuellement. 
Le recyclage permet ainsi de fabriquer de nouveaux produits et ce, en réduisant le nombre de ressources qu’il est nécessaire d’utiliser. Par exemple, le recyclage d'une tonne de papier remplace l'abattage de 18 arbres, et 5 bouteilles en plastique de 2L suffisent à faire un chandail!

3. Quoi recycler? 

Papier, carton, métal, plastique, verre… presque tout est recyclable!
     
Cependant, quelques précisions s'imposent: 
- La plupart des produits multi-matières (ex: sacs de croustilles et de céréales, cartables, etc.) ne sont pas recyclables, à l'exception des pintes de laits et de jus qui, elles, le sont. 
- Les résidus domestiques dangereux (RDD) (ex. peinture, pneus, solvants, tubes fluorescents, etc.) trouveront généralement leur place dans les Écocentres du réseau de l’agglomération de Montréal, ou à l'endroit où vous les avez achetés.
- Les déchets volumineux et de construction ont leur propre collecte, un mercredi sur deux.
- Les plastiques n° 6 prennent le chemin des ordures ménagères. 
- Les résidus verts et alimentaires vont au compost (bac vert ou brun).

Des questions sur les points de dépôt? 
Le site internet et l'application mobile "Ça va où?" sont conçus pour vous diriger vers les bons points de dépôt.

                    
4. Trucs et conseils

- Rincer ses contenants permet d'éviter les moisissures, les odeurs et la contamination du recyclage.
- Plier ses cartons permet de sauver de l'espace dans le bac.
- Si déplacer le bac est compliqué pour vous, parlez-en à un voisin! Les bacs peuvent être partagés et cela réduit la tâche pour tous.
- Respecter les heures de collecte demeure primordial.
Note : Selon le règlement n° 1358 de la Ville de Mont-Royal, les bacs doivent être placés sur le terrain, en bordure du trottoir et peuvent être sortis à partir de 19 h, la veille de la collecte. Les bacs doivent ensuite être remisés avant 23 h, le jour même de la collecte. Les récipients et bacs gardés à l’extérieur doivent par ailleurs être remisés de façon à ne pas être visibles de la rue et être situés à un minimum de 2 m de toutes lignes de propriété.

Pour davantage de renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec la ligne Info-collectes au 514 734-4123.

Manger local: Diminuer son empreinte écologique, une bouchée à la fois

Lorsqu’on fait notre épicerie, on ne réalise pas nécessairement le poids que nos choix alimentaires ont sur notre environnement. L’organisme indépendant GRAIN qui milite activement pour la biodiversité dans le système alimentaire de la planète, rapporte sur son site web qu’entre 44% et 57% du total des émissions de gaz à effet de serres proviendraient du système alimentaire mondial. Il serait donc important d’examiner ce qu’on place dans notre panier. 
En consommant des aliments produits à proximité de notre domicile, on diminue bien souvent la pollution liée au transport des aliments. En effet, selon une étude réalisée par Statistiques Canada, « Les biens qui voyagent par avion utilisent plus de quatre fois la quantité d’énergie selon le poids que celle utilisée dans le transport routier, près de 40 fois plus d’énergie que le transport ferroviaire et plus de 44 fois plus d’énergie que le transport maritime ». 

Toujours selon GRAIN, le transport des denrées alimentaires représente un total de cinq à six pour cent des émissions mondiales de GES

De même, les achats locaux ont tendance à nécessiter moins d’emballage pour assurer leur arrivée à bon port. Acheter local est donc une manière simple et efficace de s’assurer que les distances parcourues par les aliments ont été raisonnables, en plus de constituer un appui direct à tous les individus impliqués de près ou de loin dans la production, le transport, la mise en valeur et la vente des produits. Considérant qu’au Québec, 12% des emplois sont reliés à l’industrie bioalimentaire, on peut comprendre que ce qu’on place dans notre panier est une décision d’importance.     

Au niveau des fruits et légumes, acheter localement et de saison permet de limiter notre impact environnemental. En plus de nous assurer de la fraicheur des aliments, acheter des produits de saison permet de prendre en compte et de valoriser les particularités géographiques de notre territoire, sans imposer aux terres des cultures qui ne conviendraient pas à ses particularités (on peut notamment penser au type de sol, à la température, aux précipitations etc.), et d’ainsi favoriser des cultures moins énergivores.  

Pour des informations sur les fruits et légumes de saison, consultez le site de Fraicheur Québec

En quête d’inspiration sur de nouvelles manières de valoriser des aliments d’ici dans votre assiette? Consultez le répertoire de recettes qu’a préparé l’organisme environnemental Équiterre, selon les ingrédients que vous avez en main. 

Le Marché public de Mont-Royal : Une occasion d’acheter des produits locaux!

Pour favoriser l’achat local, la Ville vous propose depuis peu un marché public. Tous les jeudis, de 15 h à 19 h, plus d’une dizaine de producteurs du Québec présentent leurs produits frais ou préparés sur le chemin Moyle. Jusqu’au 29 août, c’est dans une ambiance chaleureuse et familiale qu’on pourra s’y procurer un éventail diversifié de produits :  des fruits, des légumes, et des viandes de qualités, sans oublier des thés, des huiles et des olives farcies, ou encore des aliments prêts à manger et de boulangerie!

À la fois sources d’inspiration culinaire et d’information par rapport aux produits que vous avez entre vos mains, les producteurs sont vos meilleurs amis pour faciliter vos achats. N’hésitez pas à leurs poser vos questions! 

À noter que les marchés publics concordent avec l’activité des camions de cuisine de rue présents au parc Connaught les jeudis, de 17 h à 21 h. Soyez sûrs de faire un tour à ces deux activités, et n’oubliez pas vos sacs réutilisables afin d’y glisser vos emplettes!