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La première rencontre du Comité sur l’acceptabilité sociale du Réseau express métropolitain (REM) à Mont-Royal a été tenue hier à l’hôtel de ville afin d’aborder la perte de consensus populaire causée par l’augmentation du nombre de trains à Mont-Royal, qui passera de 61 à 550 par jour, avec la mise en service du REM.

« Cette première rencontre a été constructive pour tous. Les discussions ont été franches et respectueuses. Elles ont permis de bien expliquer les craintes légitimes des citoyennes et citoyens et à la Caisse d’expliquer ses engagements et responsabilités. Ce que nous souhaitons tous, c’est de trouver des solutions porteuses d’avenir dans le respect du développement durable pour les générations actuelles et futures », mentionne le maire Philippe Roy.

Ce comité est composé de 14 représentants de la Ville de Mont-Royal, de la Ville de Montréal, de la CDPQ Infra et de citoyennes et citoyens de Mont-Royal. Il a été constitué par le conseil municipal et est présidé par le maire Roy. Il a été formé à la suite d’une consultation publique tenue par la Ville, le mois dernier, au cours de laquelle plus de 300 personnes ont manifesté leurs craintes légitimes concernant le REM. Une pétition citoyenne a aussi recueilli 500 signatures.

Alors qu’autant la Ville de Mont-Royal que la population sont favorables au projet du REM pour ses bénéfices en transport et en environnement, l’importance de l’impact négatif appréhendé par sa mise en service sur la qualité de vie à Mont-Royal a généré une perte de consensus social.

Le court tronçon de 1,8 km de voies ferrées à aire ouverte qui traverse Mont-Royal est l’épicentre du REM et l’un des plus habités. Les trois antennes desservant Deux-Montagnes, l’ouest de l’île et l’aéroport, en plus du raccordement du train de l’Est y convergeront vers le centre-ville. Plus de 550 passages de navette au quotidien, aux deux minutes aux heures de pointe et aux cinq minutes le reste du temps, 20 heures par jour, sept jours par semaine, sont prévus. Ils auront un impact sur la qualité de vie, la sécurité, la pollution de l’air, visuelle et sonore ainsi que la création de vibrations dans ce secteur résidentiel. En comparaison, la cadence des navettes y sera supérieure à celle des rames du métro de Montréal aux heures de pointe, pourtant aménagé en tunnel dédié, en circuit souterrain sécurisé et sans accès public aux voies.

« Nous demandons aux décideurs publics concernés de faire preuve de vision, de respecter la politique québécoise du développement durable et d’enclencher rapidement un véritable processus de révision officielle du nouveau service du REM à Mont-Royal », conclut le maire Philippe Roy.

 

 

Alain Côté

Chef de division - Affaires publiques

90, avenue Roosevelt

Mont-Royal H3R 1Z5