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Émergeant du bitume telles des « protubérances parasitaires », ces fragments étranges sont à la fois massifs par le matériau qui les constitue, le béton, et fragiles par la forme élancée et l’équilibre précaire que suggère leur assemblage.

La verticalité de ces silhouettes intrigantes rappelle à la fois les gratte-ciels de la ville et les arbres de la forêt. 

Une forêt de vert est une réflexion sur la magnification de l’objet banal.

Cinq colonnes forment des figures totémiques à partir de vases superposés. Cette image du vase évoque le commerce ancestral des biens tels que le vin, les huiles et les parfums transportés autrefois de ville en ville dans des amphores et autres contenants de céramique ou de verre : symboles marchands d’échange, de passage et de nomadisme.

Cette transformation subtile du paysage urbain – de l’espace public à l’espace métaphorique de l’art – exprime aussi celui de l’inorganique à l’organique, de la permanence à l’éphémère, de la vie à la mort.

Texte abrégé sur l'oeuvre sculpturale Une fôret de vert de l'artiste Chloë Charce

Vous pouvez admirer cette sculpture au Carré Lucerne, 2386 chemin Lucerne, Ville de Mont-Royal.

Sur cette photo: L'artiste Chloë Charce entourée du conseiller du district no 4, John Miller, du conseiller du district no 6, Daniel Robert et du maire, Philippe Roy