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  • Communiqué

Mont-Royal, le 12 décembre 2018 – La fermeture pour deux ans des voies est une occasion unique et historique pour réaliser à Mont-Royal un projet novateur de développement durable avec l’implantation du REM.

La Ville propose à la CDPQ Infra une vision respectueuse de la politique de développement durable du gouvernement du Québec qui permettra de transformer une voie ferrée en milieu résidentiel en un immense espace vert multi-usage, doté d’une place publique bonifiée tout en requalifiant la trame urbaine. Tout cela, autant au bénéfice de la qualité de vie et la sécurité des citoyennes et citoyens que d’une meilleure offre de services aux usagères et usagers du REM.

La vision municipale présentée aujourd’hui par le maire de Ville de Mont-Royal, Philippe Roy, a été réalisée par l’architecte canadien de réputation internationale Robert Thibodeau.

« Le développement durable, c’est bien plus qu’implanter un service de métro extérieur à haute fréquence de navettes électriques. Il faut penser à l’aménagement urbain pour les générations actuelles et futures. En ce sens, le projet actuel du REM rate la cible. C’est pourquoi l’acceptabilité sociale de son projet n’existe plus chez nous », explique le maire.

M. Roy a rappelé que la Ville de Mont-Royal planifie le recouvrement de la voie ferrée – qui coupe son territoire en deux – depuis plusieurs années. La CDPQ en a été avisée dès l’annonce du REM.

« Il est de notre devoir comme gestionnaires publics d’agir pour maintenir la santé et la sécurité de nos communautés. La Caisse de dépôt et placement du Québec a les mêmes obligations en développant une infrastructure de transport urbain métropolitaine. En plus, nous avons la chance d’avoir encore le temps d’agir pour éviter de commettre des erreurs graves et inutiles qui coûteront une fortune à corriger plus tard », ajoute le maire Roy.

Tel que planifié par la CPDQ Infra à Mont-Royal, ce service à haute fréquence de 550 trains par jour en milieu résidentiel habité détruira l’environnement, minera la qualité de vie, générera une pollution visuelle, sonore et de l’air et mettra à risques des centaines d’écoliers. Ce sont pourtant tous des enjeux inclus et protégés par la politique de développement durable du gouvernement du Québec.

Comme la voie ferrée sera fermée pour deux ans à compter de 2020, il est encore temps de procéder aux modifications permettant de recouvrir le court tronçon de 1,8 kilomètre de la sortie du tunnel Mont-Royal à l’autoroute Métropolitaine (Transcanadienne_A-40).

« Le projet actuel comporte une erreur conceptuelle fondamentale. Imposer le passage quotidien de 550 trains dans un milieu habité, c’est inacceptable, peu importe l’endroit. Nous sommes le seul secteur habité de tout le réseau du REM à subir un tel achalandage. Et contrairement à l’étude d’enfouissement des voies commandée par la CDPQ, il n’est pas question de creuser 15 mètres. Nos experts montrent que les excavations sont limitées à trois sections d’un demi-kilomètre et varient de 2, 4 et 6 mètres », fait remarquer le maire.

« Nous avons, à titre de décideurs publics et de gestionnaires, une occasion unique et historique de bien faire le projet du REM. Nous n’avons ni le loisir, ni le droit de laisser passer l’opportunité qui nous est offerte de réparer une erreur de conception grave dans ce projet. C’est pourquoi nous proposons une solution qui s’inscrit entièrement dans tous les paramètres du développement durable et de l’urbanisme, a conclu le maire Roy. »

Une vision porteuse d’avenir : transformer une voie ferrée en milieu de vie

Déplacer la gare Mont-Royal juste un peu plus au nord, aménager une place publique dotée d’animation, de restaurants et cafés pour les résidents et les usagers du REM, développer un immense parc multi-usage en plein cœur de la ville en unifiant les quartiers et compléter le tissu urbain dans un esprit de développement durable.

Voilà la vision municipale présentée par le maire de Ville de Mont-Royal, Philippe Roy, aujourd’hui pour l’implantation du Réseau express métropolitain (REM) dans sa ville. Cette vision de développement par le recouvrement des voies ferrées a été commandée par l’administration pour démontrer que l’implantation du REM peut être porteuse d’avenir plutôt que destructeur d’un milieu de vie.

La réalisation de trois courtes zones d’excavation sur les voies, fermées pour deux ans à partir de 2020, permettrait de réaliser la gare juste un peu plus au nord du boulevard Graham afin de réaliser la place de la gare, directement liée au parc Connaught. La place logerait kiosques, cafés et restaurants pour accommoder autant les résidents que les usagers du REM.

Le recouvrement de la voie ferrée, au nord de la gare, jusqu’à l’autoroute Métropolitaine, permettra d’y aménager un immense parc multi-usage, garantira une traverse sécuritaire pour environ 700 écoliers, matin et soir, en plus d’éliminer la barrière dangereuse créée par les voies ferrées dans un secteur résidentiel habité.

Au sud, la trame urbaine pourrait être unifiée dans le respect des bâtiments avoisinants, permettant une densification urbaine résidentielle et commerciale, en harmonie avec le Schéma d’aménagement et la vision de développement favorisant le transport actif et collectif (Transit-oriented development, de son acronyme TOD). La CDPQ Infra pourrait de plus en obtenir les redevances financières importantes, telles que le prévoit son plan d’affaires pour le REM.

Alain Côté

Chef de division - Affaires publiques

90, avenue Roosevelt

Mont-Royal H3R 1Z5